Benoit Dorémus : Jeunesse se passe

Publié le par MusicBlock

Imaginez Eminem et Renaud faire l’amour avec leurs proses et leurs colères. Vous l’avez rêvé et Dorémus est né.

Le divin enfant a bien de la chance d’avoir su se créer des géniteurs imaginaires aussi puissants. Après cela, le mauvais génie a dû patienter longtemps. Même pas fils de… et on lui dit tout le temps, à Dorémus,  qu’il ne faut pas être ce que l’on est, qu’il vaut mieux ne point affirmer d’où l’on vient. C’est carrément con mais au temps de la reconnaissance, cela donne des chansons qui rendent malade tellement elles sont belles, tellement elles sont grandes. D’innocence et de gravité. De réalisme et de transcendance. Voici bientôt que ce jeune Dorémus va changer l’avenir de la chanson française.

Comment on fait déjà pour changer la face du disque ? On meurt de faim et de rage et on finit par être écouté. Puis une fois entendu on a encore plus faim et encore plus de hargne. Chanter ou mourir. Telle est la question. Dorémus nous répond en septembre. Une mauvaise herbe a donné un serial auteur. Bénis soient les pro(créateurs) de la prose qui firent de Benito le maître chanteur d’une chanson qui va enfin guérir de ses faiblesses. Vivement septembre. Vivement Dorémus (fa sol la si do) qui a même changé la gamme naturelle. La mauvaise graine enfante encore des révolutionnaires.   

TrackList :
1  J'écris faux, je chante de la main gauche
2  Je m'en rappelle pas
3  J'apprends le métier (acte I)
4  Rien à te mettre
5  L'enfer (acte II)
6  17 ans
7  Pas à me plaindre
8  Deux dans mon égotrip (acte III)
9  Beaupadre
10  Un poison
11  Un arracheur de sacs
12  Les bulles
13  Paris (…)

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