Un regard 9’ au zénith de Toulouse (20/10/05)
Le zénith de Toulouse accueillait ce soir là Lara Fabian.

Une attente inhabituellement longue et une ambiance très particulière surprennent les Toulousains aux portes de leur salle de concert préférée. Effectivement, le public doit faire preuve d’une extrême patience puisque ce n’est que 2 heures après l’ouverture des portes, que Lara Fabian monte sur scène. Dans leur ‘impatience’, les spectateurs ont pu découvrir Nicola Ciccone, jeune auteur-compositeur-interprète canadien prometteur. Un coup de cœur pour le titre ‘je t’aime tout court’ où l’auteur nous interpelle sur notre besoin incessant de rajouter nombres de qualificatifs (« fort », « bien », « beaucoup ») à ce sentiment pur et suffisant à lui seul qu’est l’Amour. Des textes francs, simples et attachants.


L’ambiance monte de plus en plus dans le zénith : chants, olas, cris, applaudissements… (il faut dire que ‘l’homme-programme’ met tout son cœur à chauffer la salle). Tout Toulouse bouillonne d’impatience. C’est insoutenable ! Les lumières vacillent, le public hurle… mais ce n’est pas pour de suite. L’atmosphère se fait pesante jusqu’au moment où la salle est plongée dans le noir. Le public jubile.

Ca y est … Un regard 9 commence.

Un décor splendide s’offre à nous, immaculé, lumineux, palatial. La scène, en arc de cercle, met en avant 6 lampadaires en forme de 9, supportant chacun un lustre. Au centre, le gigantesque 9 tourne, cachant et dévoilant, tour à tour la silhouette de la star. La voix se fait entendre, belle, pure, a capella. Nos yeux balayent la scène, le 9 tourne, Lara Fabian apparaît en tailleur blanc, classe, distinguée. Elle marche vers nous comme vers une terre promise. Enchantée Lara…


 

Pourtant ses pas semblent incertains, quelque chose cloche ! Nous le sentons bien. Les signes désespérés qu’elle dirige vers la coulisse laissent penser qu’il s’agit d’un problème de son (retour, micro…). Pour nous tout va bien, il doit donc s’agir de son retour ou peut être s’agit-il d’elle ? L’inquiétude est présente, son corps traduit ce malaise. Les pas de danse auxquels elle s’essaie nouvellement, ne sont pas naturels et quelque peu maladroits. Mais elle continue, elle enchaîne les titres et le partage avec le public.

On se laisse bercer par sa voix qui, elle, se veut sûre, claire et divine. Ses attaques de notes sont franches, sublimes. On passe outre notre impression puisque plus le temps s’égraine, plus elle semble offerte, donneuse et aimante. Après quelques titres, (après la réadaptation de ‘Silence’, qu’elle nous interprète mi en français, mi en anglais), l’artiste nous annonce ouvertement son problème de son et s’éclipse en coulisse pour le régler. Elle revient ravie et confuse en excuses auprès du public. Mais les craquements de micros se referont entendre au long du concert…


01 - ‘Je t’aime’
02 - ‘J’y crois encore’
03 - ‘Il ne manquait que Toi’
04 - ‘Tu es mon autre’
05 - ‘Si tu n’as pas d’amour’
06 - ‘Silence/Silence’
solo de piano par Jérémy Jouniaux
07 - ‘Speranza’
08 - ‘Love by grace’
09 - ‘I guess I loved you’

10 - ‘Humana’
11 - ‘Ave Maria’
12 - ‘Immortelle’
13 - ‘Bambina’
14 - ‘Tout’
15 - ‘Tour du monde’.
16 - ‘l’Homme qui n’avait pas de maison’
17 - ‘Ne lui parlait plus d’elle’
18 - ‘La lettre’
19 - ‘Je me souviens’
20 - ‘Broken vow’     

Les réorchestrations sont surprenantes, attachantes, encore une fois sublimes pour les plus lentes. Pour les morceaux qui bougent, ça swingue, c’est prenant, on tapote sur tout ce qu’on peut (petit bémol : il n’y a pas assez de titres entraînants). Les choeurs sont bien présents malgré quelques ‘quoics’ (« Si tu n’as pas d’amour, tu me feras PAS voter pour… », petit flottement de chœurs en fin de ‘l’Homme qui n’avait pas de maison’).  Ces chœurs auxquels l’artiste donne de plus en plus d’importance. Preuve en est au travers des nombreux titres où ils sont présents et surtout au travers de ‘Humana’ où Daddy Waku (très bonne performance) a la vedette en l’interprétant en duo avec Lara

Bref, en plus de son aisance scénique, Lara Fabian fait preuve d’une profonde Humanité, d’une réelle Vérité. Et bien que la technique ne soit vraiment pas au top ce soir, on apprécie le show et on en redemande.

L’imperfection est Reine là où la perfection n’est qu’illusion…

Sources photos : site larababian.ch
Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /Nov /2005 00:00
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